Les russes subissent de lourdes pertes et de nouveaux problèmes, 38 milliards de dollars pour soutenir l'Ukraine

Les troupes russes qui ont envahi l'Ukraine subissent des pertes croissantes. En janvier dernier, elles ont déploré 9 000 morts et blessés de plus que le nombre de recrues qu'elles ont pu intégrer à leur armée durant la même période. C'est ce qu'a rapporté Bloomberg, agence de presse américaine de référence, citant des sources au sein des autorités occidentales. https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-02-11/russian-war-losses-now-exceed-recruitment-western-officials-say

 

Parallèlement, malgré ces lourdes pertes, les russes n'ont pas réussi à remporter de succès significatifs sur le champ de bataille. Les analystes militaires occidentaux attribuent l'amélioration de l'efficacité au combat des troupes ukrainiennes principalement à la modernisation de leurs drones. Comme l'a précédemment indiqué le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky, l'armée russe a perdu environ 32 000 soldats (morts et blessés) en janvier.

 

Il convient de noter que les pertes russes ne se limitent pas au champ de bataille. L'autre jour, à Moscou, le lieutenant-général Alekseev, premier chef adjoint de l'administration principale de l'état-major russe, a été grièvement blessé par balle. Ce général de haut rang a joué un rôle important dans l'agression russe contre l'Ukraine depuis 2014. Après 2022, il a été accusé de crimes de guerre. Il est également sous le coup de sanctions américaines depuis 2016 (pour ingérence dans les élections) et de sanctions européennes depuis 2019 (pour son implication dans l'empoisonnement). Entre 2024 et 2025, trois généraux russes ayant joué un rôle important dans l'agression contre l'Ukraine sont morts à Moscou dans des circonstances diverses.

 

Comment les russes se tirent une balle dans le pied

 

Il n'est pas surprenant que, face aux nouvelles décevantes du front et à la dégradation constante de la situation économique, les autorités russes aient bloqué les réseaux sociaux WhatsApp, Telegram et YouTube. Moscou cherche ainsi à renforcer son contrôle sur la société et à empêcher la montée des mouvements de contestation. En réalité, les Russes se sont tiré une balle dans le pied. Ce sont surtout les militaires russes, engagés dans le conflit ukrainien, qui subissent les conséquences les plus graves de ce blocage. À peine avaient-ils eu le temps de se remettre de la coupure de leur connexion Starlink par Elon Musk (nous en avons parlé ici : https://joinuarmy.org/en/all-news/the-collapse-of-russian-communications/) que leurs propres autorités coupaient l’accès à Telegram. Or, selon les soldats russes, ce réseau social jouait un rôle crucial dans l’échange d’informations et la lutte contre les drones. Aujourd’hui, ils implorent leur dirigeant, par le biais de messages vidéo, d’intervenir et de mettre fin au blocage.

 

Intimidée, la société russe n’ose pas protester et se contente de demander humblement aux autorités, et notamment à Poutine, de rétablir l’accès à ses messageries. Quelques députés ont également exprimé leur désaccord, mais le Parlement, généralement docile, n’a même pas osé aborder la question lors de sa session.

 

Aide record à l'Ukraine

 

En 2026, l'Ukraine recevra 36 milliards de dollars de ses pays partenaires pour renforcer sa défense. Cette annonce a été faite par le ministre ukrainien de la Défense à l'issue de la réunion du Groupe de contact sur la défense de l'Ukraine. Il a souligné qu'il s'agit de l'un des budgets les plus importants jamais alloués à l'Ukraine.

 

Sur ce montant, plus de 2,5 milliards de dollars sont destinés à la production de drones ukrainiens, plus de 2 milliards à la défense aérienne, 500 millions à l'achat d'armements américains, ainsi que des fonds pour les munitions d'artillerie, la formation du personnel, les capacités navales et d'autres domaines. Un accord distinct porte sur la livraison urgente de missiles antiaériens Patriot.

 

Parmi les principaux donateurs figurent le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Norvège, la Suède et le Danemark.

 

L'Ukraine et la France approfondissent leur coopération

 

Les ministres de la Défense ukrainien et français ont signé une lettre d'intention relative à la production conjointe d'armements. Cet accord ouvre la voie à la mise en œuvre de grands projets communs dans le secteur de l'industrie de la défense. Les deux parties se sont entendues sur les priorités clés de leur coopération en matière de défense. Par ailleurs, lors de la réunion des délégations, la partie française a fait part des préparatifs en cours pour le transfert à l'Ukraine d'avions Mirage supplémentaires, de bombes aériennes guidées et d'armements à longue portée. Les parties ont accordé une attention particulière au développement de la défense aérienne ukrainienne.

 

Auparavant, un accord similaire de coopération dans le secteur industriel de défense avait été signé par les ministres de la Défense ukrainien et britannique.

 

La Moldavie reconnaît les mérites des Ukrainiens

 

La présidente moldave, Maia Sandu, a rejeté la proposition de nomination d'Ukraine au prix Nobel de la paix, soulignant que les véritables héros sont les prisonniers de guerre ukrainiens et ceux qui se sacrifient pour la paix dans la région.

 

Ils souhaitaient la nommer « pour son rôle actif dans la protection de la démocratie, de l'État de droit et de la paix dans le pays ». En réponse, Mme Sandu les a remerciés, mais a souligné qu'il existait des candidats plus méritants pour cette haute distinction, notamment ceux qui se sacrifient véritablement pour la paix et la sécurité. Ainsi, la présidente de la Moldavie reconnaît que les soldats ukrainiens, qui défendent l'Europe contre l'impérialisme russe, sont en première ligne pour protéger la démocratie et l'État de droit.