9 mars 2026
Xaex
Volontaire du Pérou
J'ai découvert la possibilité de rejoindre l'armée ukrainienne grâce à une publication sur Facebook. Intrigué, j'ai commencé à me renseigner et j'ai finalement décidé de m'engager. À l'époque, j'étudiais la physique, mais j'ai décidé d'abandonner mes études. Ce qui se passait en Ukraine me semblait profondément injuste. Tant d'innocents mouraient ici à cause de l'agression russe.
J'ai été très chaleureusement accueilli en Ukraine. Les Ukrainiens étaient amicaux : ils m'ont soutenu, m'ont beaucoup appris et m'ont intégré à leur famille. Je leur en suis sincèrement reconnaissant. Dès le premier jour, je me suis senti comme chez moi.
L'entraînement au sein de la 4e Légion internationale a été très enrichissant. J'ai découvert de nouvelles technologies que je n'avais jamais vues au Pérou. Nous avons suivi un entraînement défensif et offensif, et appris la médecine tactique : comment prodiguer les premiers soins à un camarade blessé directement au combat. Cette guerre est extrêmement technologique et très différente des conflits dans d'autres pays ; il faut donc apprendre et s'adapter constamment.
Ma principale motivation, ce sont les gens. Quand on voit souffrir les civils, les enfants et les personnes âgées, on ne peut rester indifférent. Je suis convaincu que la Russie est l'agresseur, car elle a envahi le territoire d'autrui, attaquant des villes paisibles et des infrastructures civiles : centrales électriques, hôpitaux, écoles, crèches.
Mais je vois aussi comment, chaque jour, les militaires ukrainiens et les volontaires venus du monde entier se battent côte à côte dans les tranchées contre l'ennemi. C'est très difficile, mais nous sommes unis par une foi et une détermination communes. C'est pourquoi je crois que l'Ukraine vaincra.
J'ai servi ici avec des volontaires du Mexique, d'Argentine, du Chili, du Brésil, de Colombie, du Paraguay, des États-Unis, du Canada, d'Italie et de pays africains. C'est une véritable fraternité internationale, unie par l'idéal de lutter pour la liberté et la justice.
À ceux qui souhaitent nous rejoindre, j'insiste toujours : il faut être préparé mentalement et physiquement. Sans préparation psychologique, on risque un choc psychologique pendant les combats, avec des conséquences tragiques. Les compétences techniques sont essentielles, mais la force d'âme l'est tout autant.
Gloire à l'Ukraine !