Pénurie de carburant en russie : le pays est confronté à une grave crise

Les Forces de défense ukrainiennes conservent l’initiative sur plusieurs secteurs du front et mènent des frappes efficaces contre l’ennemi en profondeur opérationnelle et stratégique. C’est ce qu’a déclaré le commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, le général , en présentant les résultats des opérations menées au mois de mai. Selon lui, depuis le début de l’année, les troupes ukrainiennes ont libéré plus de 600 km² de territoire ukrainien.

 

Le ministère ukrainien de la Défense a lancé le programme « Blocage logistique », dont l’objectif est d’intensifier les frappes contre les troupes et les infrastructures logistiques russes situées à l’arrière, à une profondeur opérationnelle comprise entre 50 et 160 kilomètres. Le ministre de la Transformation numérique, , a souligné que l’Ukraine reprend progressivement l’initiative sur le champ de bataille et que le coût des avancées russes ne cesse d’augmenter. Alors qu’en octobre dernier l’ennemi perdait en moyenne 67 soldats pour chaque kilomètre carré conquis, ce chiffre atteignait déjà 179 en avril. Une tendance claire se dessine : plus la logistique russe est frappée à l’arrière, moins ses offensives sur le front sont efficaces.

 

C’est pourquoi les forces ukrainiennes prévoient désormais d’intensifier au maximum leurs frappes à moyenne portée afin d’instaurer un véritable blocus logistique de l’ennemi. Dans le cadre de ce programme, le ministère de la Défense a alloué environ 115 millions de dollars supplémentaires à l’acquisition de systèmes modernes de frappe à moyenne distance.

 

Parallèlement, les opérateurs de drones du corps de la Garde nationale Azov prennent progressivement le contrôle des routes longeant la côte de la mer d’Azov, qui constituent des axes logistiques essentiels pour les forces russes dans les territoires occupés. Même les propagandistes russes sont contraints de reconnaître que les drones ukrainiens atteignent désormais des zones auparavant considérées comme sûres et que le commandement russe peine à répondre à cette menace.

 

Une économie sous pression

 

Des drones ukrainiens à longue portée ont récemment survolé la périphérie de , deuxième ville de russie, où se tenait le Forum économique international sous le patronage du président russe poutine. Ils ont frappé un terminal pétrolier situé à seulement 16 kilomètres du site du forum, ainsi qu’une base navale et un dépôt de munitions. Les importantes colonnes de fumée provoquées par les incendies ont marqué les participants à l’événement et mis en évidence les faiblesses de la défense aérienne russe.

 

Selon le journal britannique The Telegraph, la délégation des Talibans afghans a même jugé Saint-Pétersbourg plus dangereuse que Kaboul. Dans ce contexte, les déclarations du dirigeant russe affirmant que ses forces remportent des succès militaires ont semblé peu convaincantes.

 

L’effondrement du raffinage pétrolier russe

 

Les frappes ukrainiennes contre les infrastructures russes de raffinage et de transport de pétrole ont des conséquences de plus en plus importantes. Dans plusieurs régions de russie ainsi que dans les territoires ukrainiens temporairement occupés, des pénuries d’essence et d’autres carburants sont signalées.

 

En Crimée occupée, la vente d’essence aurait été suspendue pour une durée indéterminée dans certaines zones. Toutefois, les difficultés d’approvisionnement ne se limitent pas aux territoires proches du front. À moscou également, des restrictions sur la vente de carburant ont été observées à la suite des attaques visant les infrastructures pétrolières. Au total, les ventes de carburant auraient été fortement limitées dans quinze régions russes ainsi que dans plusieurs territoires occupés.

 

Cette situation intervient malgré l’interdiction imposée par les autorités russes d’exporter l’essence entre le 2 avril et le 30 juillet, ainsi que le kérosène entre le 1er juin et le 30 novembre 2026.

 

Avant le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, la russie figurait parmi les principaux exportateurs mondiaux de produits pétroliers raffinés, au point d’être parfois surnommée, avec ironie, le «pays des stations-service ». Aujourd’hui, les attaques répétées contre ses infrastructures énergétiques mettent à rude épreuve sa capacité à approvisionner son propre marché intérieur.

 

L’armée ukrainienne possède désormais une expérience unique de la guerre moderne. Elle continue de recruter des volontaires étrangers et se déclare prête à partager avec eux les connaissances et les compétences acquises sur le champ de bataille.